Congrès 2026 à Paris : Dans le Maelstrom – sciences, société et choix politiques
Le Congrès annuel 2026 du Collège des Sociétés Savantes Académiques de France se tiendra à Paris du mercredi 4 au soir au vendredi 6 février 2026.
Le 4 février aura lieu une conférence ouverte au public sur la saga du Nutri-Score avec le professeur Serge Hercberg puis le 5 février une journée académique ouverte à l’ensemble de la communauté académique.
Programme
4 février 2026, 19h
Académie du climat (2 place Baudoyer, Paris 4)
Conférence ouverte à toutes et à tous
«La saga du Nutri-Score: de la difficulté de mettre en place une mesure de santé publique adossée à la science », Serge Hercberg (épidémiologiste et nutritionniste)
Inscription via ce lien
5 février, ENS-PSL
Journée scientifique « Dans le Maelstrom : sciences, société et choix politiques »
Amphithéâtre Daniel Cohen, 48 boulevard Jourdan, Paris 14
Ouverte uniquement à la communauté académique, inscription obligatoire via ce lien
8h30 : Ouverture des portes
9h00 : Ouvertures de la journée par Patrick Lemaire, Président du Collège des sociétés savantes, mot d’accueil par Frédéric Worms (directeur de l’ENS), présentation de la journée par Johanna Siméant-Germanos, organisatrice du Congrès et membre du CA du Collège des sociétés savantes.
9h25 - 9h55 : Conférence introductive de Mathias Girel (ENS, philosophe)
Pause 10h00 - 10h30
10h30 - 12h15 : Session 1 « Casser le thermomètre : données, vérité et savoirs publics en danger »
Animation et modération par Tamara Ben Ari (chercheuse en sciences de l’environnement à INRAE, UMR Innovation Montpellier)
- David Chavalarias (mathématicien, CNRS, Institut des Système Complexes, Paris) : « Plateformes numériques privées, désinformation et angles morts de la recherche » (titre provisoire).
- Julie Subervie (économiste de l’environnement, INRAE, Montpellier), « Pesticides et santé : quand l’accès aux données conditionne la preuve scientifique »
- Julie Deshayes (océanographe, CNRS, Institut Pierre-Simon Laplace, Paris-Saclay), «AMOC et points de bascule climatiques : ce que la fragilisation des observations met en danger».
Propos : Cette session examinera différents types de menaces contre la connaissance. Elle abordera d’une part les défis liés à la collecte, la validation, l’accessibilité des données scientifiques, susceptibles d’être biaisées, manipulées, contestées ou détruites, compromettant leur rôle de base commune du débat. Elle élargira d’autre part la réflexion aux savoirs publics, ces connaissances accessibles à tous et essentielles à la vie démocratique, aujourd’hui mises en péril par les censure et pressions politiques, mais aussi les formes de prédation et de privatisation de la connaissance. L’enjeu est de penser ensemble la production et la défense des savoirs comme biens communs indispensables.
12h15 - 13h45. Pause déjeuner
13.45 - 15h30 : Session 2 “Décider avec les sciences”
Animation/modération par Jézabel Couppey Soubeyran (économiste, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Centre d'économie de la Sorbonne)
Cette session est conçue comme une table ronde organisée non autour d’exposés successifs mais d’une progression collective par questions, permettant des allers-retours entre disciplines, terrains et registres de savoirs. Elle vise explicitement à faire dialoguer des sciences différentes autour d’un même problème public : la place effective des savoirs scientifiques dans les processus de décision politique.
Avec :
- Laurence Scialom (économiste, Université Paris Ouest Nanterre-La Défense, EconomiX), sur la relation entre monde bancaire et décision publique ;
- Yamina Saheb (ingénierie énergétique, Laboratoire interdisciplinaire d'évaluation des politiques publiques, Sciences Po Paris), sur la sobriété ;
- Luc Multigner (médecin et épidémiologiste, INSERM émérite, Institut de recherches en santé, environnement et travail, Rennes), sur le chlordécone ;
- Pierre-Yves Baudot (politiste, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Centre européen de sociologie et de science politique), sur les politiques publiques du handicap.
Propos : parce que décider, avec, mais parfois sans ou contre les sciences, est devenu une question majeure pour nos sociétés, on abordera la question de la place des sciences dans les processus décisionnels. Comment les décideurs politiques peuvent-ils intégrer les connaissances scientifiques dans leurs choix ? À quelles conditions, et quels bénéfices (parfois quels coûts), s'appuyer sur les résultats de la recherche pour orienter les politiques publiques ? Comment les scientifiques peuvent-ils faciliter ce processus ?
Pause café : 15h30 - 16h00
16h00 - 17h45 : Session 3 “Liberté académique et politique”.
Animation/modération par Thomas Hochmann (droit public, Université Paris Ouest Nanterre-La Défense, Centre de Théorie et Analyse du Droit)
- Stéphanie Balme (politiste, Sciences Po Paris, Centre de recherches internationales), « Fragilisation des libertés académiques : comprendre pour agir »
- Claire Miot (historienne contemporanéiste, Sciences Po Aix, Mesopolhis), « Le nerf de la recherche : les historiens du contemporain et la question de l'accès aux archives « sensibles » »
- Alain Fischer (médecin, immunologiste, Collège de France, Institut Imagine), « Liberté, vérité et responsabilité dans le domaine de la recherche biomédicale et en santé »
Propos : Parce que les libertés académiques et politiques sont au cœur de notre démocratie, la question de savoir comment ces libertés sont interconnectées, comment elles influencent la production et la diffusion des savoirs, sera abordée. Dans un contexte où les pressions politiques et économiques menacent l'indépendance scientifique dans un nombre croissant de disciplines, il devient essentiel de défendre ces libertés pour assurer un débat ouvert et éclairé.
Mis à jour le 5/2/2026
