L'invention du colonialisme vert - Pour en finir avec le mythe de l'Éden africain

Dans le cadre du séminaire "Les Mardis de Jourdan", présentation du dernier ouvrage de Guillaume Blanc

Les Mardis de Jourdan sont des rendez-vous réguliers de discussion entre les différentes sciences sociales représentées sur le campus Jourdan de l’ENS-PSL : sociologie, géographie, aménagement, économie, anthropologie, science politique, mais aussi droit ou histoire... en y intégrant également les préoccupations environnementales portées par le CERES. Pour cette séance, Guillaume Blanc, spécialiste de l'histoire contemporaine d'Afrique est invité pour présenter son dernier ouvrage L'invention du colonialisme vert - Pour en finir avec le mythe de l'Éden africain.
Détail de la couverture de l'ouvrage " L'invention du colonialisme vert  Guillaume Blanc L'invention du colonialisme vert - Pour en finir avec le mythe de l'Éden africain"
Détail de la couverture de l'ouvrage " L'invention du colonialisme vert Guillaume Blanc L'invention du colonialisme vert - Pour en finir avec le mythe de l'Éden africain"

Invité : Guillaume Blanc, maître de conférences à l’université Rennes 2, spécialiste de l'histoire contemporaine d'Afrique, directeur la collection « histoire environnementale » aux Éditions de la Sorbonne. Il présente son dernier ouvrage, L'invention du colonialisme vert - Pour en finir avec le mythe de l'Éden africain, publié aux Éditions Flammarion.

Présentation par Blaise Wilfert (historien, ENS/IHMC), discussion par Pauline Guinard (géographe, ENS/LAVUE) et Marc Fleurbay (économiste, CNRS-ENS/CERES-PSE).

À suivre le 13 avril de 13h à 15h sur GoToMeeting - lien de connexion

À propos de l'ouvrage

L’histoire débute à la fin du XIXe siècle. Persuadés d’avoir retrouvé en Afrique la nature disparue en Europe, les colons créent les premiers parcs naturels du continent, du Congo jusqu’en Afrique du Sud. Puis, au lendemain des années 1960, les anciens administrateurs coloniaux se reconvertissent en experts internationaux. Il faudrait sauver l’Éden ! Mais cette Afrique n’existe pas. Il n’y a pas de vastes territoires vierges de présence humaine, et arpentés seulement par ces hordes d’animaux sauvages qui font le bonheur des safaris touristiques. Il y a des peuples, qui circulent depuis des millénaires, ont fait souche, sont devenus éleveurs ici ou cultivateurs là. Pourtant, ces hommes, ces femmes et enfants seront – et sont encore – expulsés par milliers des parcs naturels africains, où ils subissent aujourd’hui la violence quotidienne des éco-gardes soutenus
par l’Unesco, le WWF et tant d’autres ONG.
Convoquant archives inédites et récits de vie, ce livre met au jour les contradictions des pays développés qui détruisent chez eux la nature qu’ils croient protéger là-bas, prolongeant, avec une stupéfiante bonne conscience, le schème d’un nouveau genre de colonialisme : le colonialisme vert.
Source : site de l'éditeur

 

À propos des Mardis de Jourdan

Le projet de ce séminaire est de créer un rendez-vous régulier de discussion entre les différentes sciences sociales représentées sur le campus Jourdan de l’ENS-PSL : sociologie, géographie, aménagement, économie, anthropologie, science politique, mais aussi droit ou histoire... en y intégrant également les préoccupations environnementales portées par le CERES, et ce d'autant que les questions environnementales ont été un des foyers d'une interdisciplinarité renouvelée lors des dernières années. Le principe de l’unité des sciences sociales ne signifie assurément pas l'indifférenciation des disciplines : toutes ont leur savoir-faire, leurs bibliothèques, leurs concepts propres, et en tant que disciplines empiriques leurs méthodes - mais elles appartiennent bien à un espace épistémologique commun, qui fait tout le sens de l’existence du campus Jourdan, et nourrit l'envie d'un dialogue autour de travaux récents.

Mis à jour le 9/4/2021